Histoire de l’astrologie chinoise

Les racines de l’astrologie chinoise remontent à des milliers d’années, 5000 d’après ce que nous en savons. Elle progresse et se répand surtout entre 2000 av. J.-C. et 2000 apr. J.-C. durant la dynastie des Han. Au cours de ces nombreux millénaires, un certain nombre de systèmes différents ont été créés et utilisés.

Les deux systèmes principaux sont :
– ceux qui s’appuient sur les données de naissance ;
– ceux qui utilisent les données de naissance.

Ils reposent, principalement, sur le positionnement des étoiles et des planètes. La plupart des systèmes utilisent le calendrier lunaire qui fonde ses calculs sur les cycles de la Lune. C’est pourquoi le Nouvel An chinois tombe à une date différente chaque année. Certains systèmes chinois utilisent l’année solaire comme l’astrologie occidentale. Mais tous font usage de la théorie des cinq éléments chinois appelée le Wu Xing et utilisée pour décrire la corrélation entre les phénomènes, mais différemment de l’Occident. En effet, pour les Chinois les éléments sont considérés comme étant en constante évolution avec le déplacement des forces et des énergies. En Occident, au contraire, l’on considère les éléments comme des briques élémentaires de la matière.

Ces fameux cinq éléments, quels sont-ils ? Il y a le Bois, le Feu, la Terre, le Métal et l’Eau. Un cycle de production est composé comme tel et dans cet ordre :
– le bois produit le feu ;
– le feu produit de la terre ;
– la terre produit du métal ;
– le métal produit de l’eau ;
– l’eau produit du bois ;

Et ainsi de suite, chaque cycle terminé effectue un recommencement. L’analyse de ces éléments et leur positionnement dans un graphique chinois permettent à l’astrologue de dire beaucoup de choses sur la personnalité et l’avenir d’un individu.

Les cinq éléments ont une relation fondamentale entre eux dans la philosophie chinoise. Chaque élément est dans le contrôle d’un autre élément, et dépend d’un autre élément, ce qui favorise un environnement où chaque élément est de force égale.

L’astrologie chinoise compte 12 signes : le Rat, le Buffle, le Tigre, le Lapin, le Dragon, le Serpent, le Cheval, le Mouton, le Singe, le Coq, le Chien et le Cochon.

Il aurait été intéressant de savoir pourquoi les astrologues chinois ont utilisé ces noms d’animaux en particulier. Malheureusement, l’astrologie chinoise est tellement ancienne que nous n’avons plus tous les textes décrivant son Histoire. Probablement que cette association a été conçue de façon empirique, c’est-à-dire que les astrologues ont associé le comportement en rapport avec les douze signes, et ils comparaient avec chacun des animaux. Parmi les stéréotypes parfois approximatifs la fidélité du chien… Pour les Chinois, cependant, le Rat et le Serpent n’ont pas les connotations négatives caractéristiques des perceptions occidentales. En fait, chez eux, ils sont deux des signes les plus prestigieux.

Pour la petite histoire : La désignation des douze animaux liés aux douze années dans le cycle lunaire chinois provient du mythe de Bouddha. Avant de quitter la Terre, Bouddha invita tous les animaux du Monde à une fête. Seuls douze animaux sont venus. Il leur a été demandé de traverser une rivière, puis ils furent classés par ordre d’arrivée de l’autre côté de la berge comme suit : – Le rat, le bœuf, le tigre, le lapin, le dragon, le serpent, le cheval, le mouton, le singe, le coq, le chien et le cochon. Ainsi, Bouddha décida de nommer une année d’après l’ordre d’arrivée de chacun d’eux. Chaque année avait désormais un animal symbolique, dont les caractéristiques ont été dites à influencer les événements dans le Monde, la personnalité et le caractère de toutes les personnes nées cette année-là.
Dès le départ, il y a des similitudes entre astrologie chinoise et occidentale (les deux ont 12 signes de base) et des différences (solaires et lunaires du calendrier). Il est important de les comprendre afin d’éviter toute confusion.

Les astrologues chinois fondent leurs calculs sur la Lune et ses cycles. Les astrologues occidentaux basent leur rapport à l’année solaire. Dans l’astrologie occidentale le signe mensuel, par exemple le Lion, est le principal facteur d’influence, tandis que dans l’astrologie chinoise, c’est le signe annuel. L’astrologie chinoise compte aussi des signes mensuels. Les signes « mois » chinois ne sont pas nommés, seulement numérotés, et utilisent les mêmes noms que les signes « année ».

Les signes occidentaux sont généralement désignés par un seul mot, par exemple, le Bélier, et le changement s’effectue de mois en mois. Les signes chinois eux sont désignés par deux caractères chinois (Yang/années paires et Yin/années impaires + l’élément) et le changement s’effectue d’année en année. Exemple : pour l’An 2000 cela donnait Dragon Yang Métal, en 2001 Serpent Yin Métal, en 2002 Cheval Yang Eau, en 2003 Chèvre Yin Eau, en 2004 Singe Yang Bois, en 2005 Coq Yin Bois, en 2006 Chien Yang Feu etc.

Les Chinois ont utilisé les deux calendriers fondés comme en Occident, ainsi que le calendrier de douze années. Les deux sont utilisés simultanément par les astrologues chinois, entraînant ainsi les signes composés.

En fait, l’astrologie chinoise a quatre signes, l’un pour l’année, le mois, le jour et l’heure de naissance. Dans les textes, ils sont souvent appelés « les quatre piliers ». Une personne peut être née Dragon de par son année, avoir les influences du serpent en fonction du mois, celle du buffle en fonction de l’heure et être une chèvre de par l’heure de naissance… Cela peut sembler différent, mais même ici, il y a une similitude avec l’astrologie occidentale. Ce système, par exemple, utilise aussi des signes heures qualifiés « d’ascendants » en Occident.

Malgré ces quelques similitudes, l’astrologie chinoise est encore bien plus complexe que cela. Lorsque vous mettez ensemble les 12 signes animaux avec les cinq éléments, vous obtenez 60 signes au total. Ensuite, vous devez considérer que chaque personne dispose de quatre d’entre eux. L’effet pratique de ceci est que vous pourriez être dans un lycée de plus de 8 000 personnes, tous nés dans la même année, et pourtant il n’y aurait pas deux lycéens ayant exactement le même « quatre piliers » sur le graphique.

Et nous n’avons même pas parlé des cartes du ciel qui elles utilisent encore d’autres facteurs comme :
– le yin yang (forces opposées, mais complémentaires),
– les cinq planètes (Mars, Vénus, Jupiter, Saturne et Mercure),
– les 10 tiges célestes ou troncs célestes (Jia, Yi, Bing, Ding, Wu, Ji, Geng, Xin, Ren, et Gui),
– les douze branches ou rameaux terrestres (Zi, Chou, Yin, Mao, Chen, Si, Wu, Wei, Shen, You, Xu et Hai). Chaque tige céleste est jumelée avec une branche terrestre pour former le cycle Gan-Zhi sexagénaire (cycle de 60 ans) commençant par Jia-Zi pour 1, Yi-Chou pour 2, le 11 correspondant à Jia-Xu etc.
– le Shichen pour les douze heures. Ce qui correspond pour Zi (23 h à 1 h), Chou (01 h à 03 h), Yin (3 h à 5 h), etc.

En astrologie chinoise, chacun de nous est vraiment un individu unique, il n’y a pas deux personnes sur la planète Terre nées la même année qui a la même carte des étoiles.
Il y a une chose très importante à savoir sur l’astrologie chinoise. Les astrologues chinois ne croient pas que le destin d’une personne est scellé dans la pierre au moment de sa naissance. Ce qu’ils pensent, fondamentalement, c’est qu’une personne a des paramètres définis, des limites dans lesquelles elle a une liberté relative. Qu’est-ce qui se passe lorsque ces limites sont influencées non seulement par le « libre arbitre », mais aussi par des facteurs externes comme la situation financière de la famille, la culture et l’économie locale ?

De façon pragmatique, l’astrologie chinoise, c’est juste du bon sens, tout comme l’astrologie occidentale. Si votre taille adulte est de 1,60 m vous n’êtes pas susceptible d’être un joueur de basket professionnel. Si votre quotient intellectuel est inférieur à 100, vous n’êtes pas susceptible d’être un ingénieur chimiste etc.

L’équilibre joue un rôle central dans la pensée ou philosophie chinoise. Lorsqu’en Occident l’on parle d’équilibre spirituel chinois, l’on pense souvent au yin yang (faussement appelé le yin et le yang). Il faut bien comprendre que le Yin Yang est un concept, dans la philosophie asiatique, qui nous indique qu’il n’y a pas de dualité entre des contraires, mais par leur opposition qu’il y a complémentarité, qu’une relation s’effectue entre les deux au sein d’un ensemble plus grand, dans le cadre d’un système dynamique. La lumière n’existe pas sans l’obscurité, le rien sans le tout, le beau sans le laid, le pauvre sans le riche, la mort sans la vie etc. Le Yin Yang pose – les modalités qui sont données à la complémentarité, – les forces dynamiques qui maintiennent l’univers en équilibre à tous les niveaux.